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LE BLOG DE JACK - Ancien militaire des OPEX (Liban - Kosovo...) et porte-drapeau à l'UFAC des Côtes d'Armor.

06 May

Des rebelles syriens pourraient avoir utilisé du gaz sarin.

Publié par jack

Des rebelles syriens pourraient avoir utilisé du gaz sarin.

Qui a utilisé des armes chimiques en Syrie ? Cette fois-ci, des responsables des Nations unies soupçonnent directement les rebelles. Nouvel opus d’un terrible imbroglio dans lequel régime et insurgés s’accusent mutuellement, depuis six mois, d’utiliser des gaz.

Les doutes de la commission des Nations unies se fondent sur les témoignages de médecins et de victimes. ©VOA / Scott Bobb

« Des suspicions fortes et concrètes. » La commission d’enquête indépendante des Nations unies sur les violences en Syrie a évoqué, par la voix de Carla Del Ponte, une nouvelle utilisation d’armes chimiques en Syrie. Du gaz sarin qui aurait été utilisé cette fois-ci non pas par le régime mais par les rebelles. La magistrate, une ancienne du tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, se fie à des témoignages de civils et de médecins qui rapportent des symptômes liés à ce gaz.

Carla Del Ponte a confessé ne pas avoir de certitude absolue pour l’instant, évoquant une enquête en cours pour confirmer ces soupçons. Il s’agit surtout de préciser le contexte et les circonstances : la magistrate a pourtant bien précisé que les éléments en possession de la commission laissaient penser que « pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin ». Reste que les témoignages sont recueillis à distance ou auprès des réfugiés. Pour confirmer les soupçons, il faudrait que la commission puisse se rendre sur place afin d’enquêter. Une approche impossible tant que Damas lui interdit l’accès au terrain.

On ne sait pas, pour l’instant, dans quel contexte ce gaz aurait pu être utilisé. La communauté internationale s’inquiète de l’usage possible d’armes chimiques, en Syrie. Les Occidentaux craignent tout particulièrement le détournement d’une partie de ces armements à des fins de terrorisme international. Le Quai d’Orsay a confirmé aujourd’hui qu’il existait « un certain nombre de témoignages et d’indices, de différentes sources, sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie », sans spécifier qui était soupçonné de leur mise en oeuvre. Barack Obama a lui aussi confessé ne pas avoir d’éléments précis sur les responsables.

Ligne rouge franchie, et après ?

Les Etats-Unis avaient fixé l’utilisation d’armes chimiques comme la ligne rouge à ne pas franchir, pour le régime syrien. Ces dernières semaines, le recours à des gaz a été confirmé à plusieurs reprises par les services de renseignements internationaux. Les Français et les Américains auraient de sérieux éléments pour nourrir le doute. Les Britanniques auraient même pu récupérer un échantillon, confirmant l’usage de ces moyens non-conventionnels.

Washington hésite sur la ligne à tenir. Pour le président américain, il s’agit de ne pas se « précipiter ». La possibilité d’armer les rebelles a été évoquée la semaine passée, contre toute attente, probablement stimulée par la rumeur croissante du recours aux armes chimiques par Damas.

Depuis plusieurs semaines, régime et rebelles se renvoient la responsabilité, s’accusant mutuellement d’avoir utiliser des armes chimiques. Au mois de mars, l’agence de presse officielle syrienne annonçait ainsi des tirs de roquettes armées de telles charges par les insurgés dans la région d’Alep. Deux autres cas ont été évoqués, près de Homs et dans la banlieue de Damas. Si les détails restent pour l’instant inconnus, il est aujourd’hui à priori certain que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie. C’est en tout cas la conviction de la majorité des diplomates des Nations unies.

Le gaz sarin, inodore et invisible, est prévu pour s’attaquer au système nerveux. Il génère de forts maux de tête avant, s’il est présent en quantité dans l’air, de causer des convulsions puis la mort. Il peut être vaporisé, à l’aide d’un aérosol, ou intégré à la tête d’une roquette ou d’une bombe. Particulièrement mortel, il infiltre facilement les poumons ou le sang, en traversant la peau des victimes.

Source: actudefense.

Quels sont les innocents qui avaient parlé d'armer les rebelles ?...

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