Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

LE BLOG DE JACK - Ancien militaire des OPEX (Liban - Kosovo...) et porte-drapeau à l'UFAC des Côtes d'Armor.

26 Nov

Le chien de guerre et le stress post-traumatique.

Publié par jack

media_xll_5355531.jpg

L'armée, aux quatre coins du monde, a toujours exploité le flair et l'instinct affuté de l'animal pour détecter la présence d'explosif ou signaler un danger. Or, si les symptômes post-traumatiques du maître ont largement inspiré les psychologues, essayistes et autres auteurs de fictions, les conséquences de la guerre sur "le meilleur ami de l'homme" ont pendant longtemps été sous-estimées...

© afp.  © reuters.  ©

Après des mois de mission sur le terrain, un chien peut souffrir de troubles post-traumatiques comme son maître, c'est du moins la conclusion d'une étude effectuée sur les animaux utilisés par l'armée américaine sur le front irakien. Conséquence d'une accumulation de stress et d'émotions en tous genres, l'anxiété de l'animal exposé aux affres de la guerre est désormais médicalement avérée.

Après plusieurs mois de mission sur le front, le comportement de l'animal tend en effet à changer. Stress, nervosité, susceptibilité, agressivité: l'amical et tendre "assistant" d'autrefois peut rapidement devenir  méconnaissable. La récurrence de "métamorphoses" similaires a inspiré les dresseurs et les vétérinaires à se pencher sur le sujet.

Au même titre que ceux d'un vétéran de l'armée, les troubles post-traumatiques du chien de guerre nécessitent parfois un traitement médical spécifique, voire une mise à l'écart définitive. En effet, il n'est pas rare que le berger allemand, le Malinois ou le Labrador, races fréquemment sollicitées, reviennent profondément meurtris de leurs missions militaires. L'armée n'a alors d'autres choix que d'affecter l'animal à d'autres départements d'Etat (police, douanes, etc.). Si le traumatisme s'avère plus sérieux, l'animal se voit offrir une retraite bien méritée. Proposé à une famille d'accueil comme chien de compagnie, le chien de guerre peut alors envisager une vie plus sereine loin des bombardements.

Selon les conclusions d'une recherche menée dans la base militaire de Lackland, 10% des chiens utilisés sur les fronts afghans et irakiens présentent les symptômes caractéristiques du TSPT (trouble de stress post-traumatique) à leur retour à la vie "civile".

Source: 7 sur7.

Commenter cet article

À propos

LE BLOG DE JACK - Ancien militaire des OPEX (Liban - Kosovo...) et porte-drapeau à l'UFAC des Côtes d'Armor.