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LE BLOG DE JACK - Ancien militaire des OPEX (Liban - Kosovo...) et porte-drapeau à l'UFAC des Côtes d'Armor.

21 Jan

Des objectifs français de plus en plus ambitieux au Mali.

Publié par jack

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PARIS (Reuters) - Bloquer l'avancée des islamistes, les "détruire", assurer la transition politique à Bamako, "vaincre le terrorisme dans cette partie-là de l'Afrique" : les objectifs affichés de l'opération française au Mali évoluent sans cesse vers plus d'ambition.

Au dixième jour de l'opération Serval, quelque 2.000 soldats français sont déployés au Mali, où ils prêtent main forte à l'armée nationale en attendant le déploiement d'une force africaine censée tenir tête à des islamistes organisés et lourdement armés qui occupent le nord du pays semi-désertique de 15 millions d'habitants.

Leur objectif ? La "reconquête totale" du Mali, selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. "On ne va pas laisser des poches de résistance", assurait-il dimanche sur France 5.

La veille en Corrèze, François Hollande affirmait que l'opération durerait "le temps nécessaire pour que le terrorisme soit vaincu dans cette partie-là de l'Afrique".

Un objectif autrement plus audacieux que celui fixé au début de l'intervention, le 11 janvier. Le président, chef des armées, parlait alors "'essentiellement de bloquer la progression vers le sud des terroristes criminels" et de protéger les quelque 6.000 ressortissants français du Mali.

Inquiète de la "solitude" de la France, unique puissance occidentale ayant engagé des hommes, l'opposition de droite s'interrogeait lundi sur les finalités de l'opération.

"Est-ce que c'est la lutte contre le terrorisme international ? Est-ce que c'est la lutte contre le terrorisme dans cette région ? Est-ce c'est de permettre la réunification du Mali ?", a demandé l'UMP Jean-François Copé sur BFM-TV

OBAMA A ENCOURAGÉ HOLLANDE À AGIR

Le chef de l'Etat lui a indirectement répondu après une rencontre avec son homologue tanzanien.

"L'objectif, c'était d'arrêter l'offensive terroriste, c'est fait. C'était de permettre aux Maliens par leurs forces armées de reconquérir des villes qui étaient occupées par des forces terroristes : c'est en train de se faire", a dit François Hollande, qui a présidé en début de matinée un nouveau conseil de défense.

"Et puis l'objectif c'est de permettre à la force internationale de prendre le relais pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale, et nous savons que ça prendra encore du temps".

Depuis le début de l'offensive, Maliens et Français ont repris les villes stratégiques de Konna, Diabali et Douentza.

Jean-Yves Le Drian a aussi évoqué des frappes contre les bases arrières des djihadistes et des bombardements de l'aviation française dans les régions de Gao et de Tombouctou.

L'intervention au Mali est pour l'instant soutenue par une large majorité de Français, mais l'opinion pourrait évoluer si un risque d'enlisement se précisait, alors que Paris déplore pour l'instant un mort dans les rangs de son armée.

Le sort de sept Français otages au Sahel, dont le président de la République a reçu dimanche les familles, est aussi en jeu.

Si, pour François Hollande, "la France est soutenue par toute l'Afrique", la question de la frilosité des autres pays occidentaux se pose toujours.

Paris s'est démarqué d'autres capitales comme Londres et Tokyo en approuvant l'assaut des autorités algériennes pour mettre fin à une prise d'otages dans le Sud algérien, qui s'est soldée par la mort de près de 50 personnes.

Pour l'heure, une demi-douzaine de pays occidentaux participent logistiquement à l'opération Serval, dont les Etats-Unis avec notamment des moyens de renseignement.

Selon une source française, Barack Obama a joué un grand rôle dans la décision de Paris d'intervenir au Mali contre une forme de terrorisme auquel l'Amérique est aussi confrontée.

Pour cette opération jugée "vitale" par Washington, les Etats-Unis offrent à la France une aide bien plus importante que ce que les autorités des deux pays laissent entendre, ajoute cette source.

Une discrétion où chacun trouve son compte : les Français conservent indépendance et leadership et les Américains s'épargnent une éventuelle polémique sur une nouvelle opération extérieure, en plein retrait de leurs soldats d'Afghanistan.

TRANSITION POLITIQUE AU MALI

Après avoir informé ses homologues de son intention de stopper les rebelles, François Hollande parle désormais d'"éradiquer les terroristes".

"J'irai jusqu'au bout", a-t-il dit, selon cette même source française, au Premier ministre britannique David Cameron, qu'il a eu à plusieurs reprises au téléphone.

Dans l'entourage de François Hollande, on souligne des différences fondamentales entre cette opération et l'intervention de 2011 en Libye "où il y avait un dictateur, où la France a agi par les airs", et où le départ de Mouammar Khadafi a laissé place au chaos.

"Au Mali, on est au sol, ce qui permet de régler les problèmes", explique-t-on à l'Elysée. "Il faut faire en sorte qu'après l'intervention française, tout se passe bien".

Au Mali, François Hollande a donné des ordre de chef de guerre contre "les terroristes" : "les détruire, les faire prisonniers si c'est possible et faire en sorte qu'ils ne puissent plus nuire à l'avenir".

Si la France "n'a pas vocation à rester" au Mali, elle se dit soucieuse de transition politique dans ce pays.

"Nous avons en revanche un objectif, c'est de faire en sorte que lorsque nous partirons, il y ait une sécurité au Mali, des autorités légitimes, un processus électoral et plus de terroristes qui menacent l'intégrité du Mali", déclarait François Hollande lundi à Dubaï.

Investi en avril après le départ d'Amadou Toumani Touré, le président malien par intérim Dioncounda Traoré a été chargé de l'organisation des prochaines élections. Un accord signé le 21 mai dernier prévoyait une transition politique d'un an. Organiser des élections devrait théoriquement prendre des mois.

Source: Reuters

 

Il ne faut pas avoir les yeux plus grands que le ventre ! Ce n'est certainement pas la France qui va régler à elle seule le problème du terrorisme islamique en Afrique ! Tous les pays applaudissent à l'intervention française;mais personne; hormis quelques pays africains; ne se mouille à envoyer des troupes combattantes sur le terrain;comme ça c'est facile !

Si la France veut rester dans ce pays juqu'à temps qu'il retrouve une stabilité politique;à mon avis on est encore là-bas pour de longs mois;voire des années...

Les Américains qui ont soutenu;armé et entraîné l'armée du Mali;dont de nombreux éléments ont bien sûr rejoint les rebelles;(il y a comme un air de déjà vu :talibans Afghans) feraient bien d'applaudir moins fort et de s'impliquer un peu plus militairement sur le terrain.

Quant à l'intervention française en Libye;voilà le résultat:on chasse un dictateur pour le remplacer par des "barbus"qui déstabilisent toute la région. Merci le printemps arabe,et ce n'est que le début des hostilités !...

Jouer le va-t-en-guerre au Mali et tolérer tout ce que l'on tolère de la part des étrangers sur notre sol;ça me fait doucement rigoler...

Qui va payer notre "aventure politico-militaire"?... Devinez...

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