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LE BLOG DE JACK - Ancien militaire des OPEX (Liban - Kosovo...) et porte-drapeau à l'UFAC des Côtes d'Armor.

08 Jan

Afghanistan: les experts de la gendarmerie.

Publié par jack

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Les gendarmes français ont encore quelques mois devant eux pour apprendre aux Afghans à déjouer les plans des poseurs d'engins explosifs commandés à distance. Leur carte maîtresse? Un laboratoire digne de la série télévisée «Les Experts», installé près de Kaboul, la capitale afghane.

Quand sa tâche sera achevée fin mai ou début juin, le colonel de gendarmerie Jean-Pierre Chenel rejoindra sa femme et ses filles dans leur maison du Finistère. Depuis la fermeture de leur base à Mazâr-e Sharîf, les effectifs de la gendarmerie en Afghanistan ont été réduits de 200 à environ 80 hommes, dont une quarantaine est encore déployée dans la zone du Wardak. Conseiller du patron de «l'Afghan National Civil Order», Chenel estime que l'action de ses hommes a permis de sécuriser les axes du désengagement par lesquels les Forces françaises se sont repliées de la province de Kapisa où elles avaient pris position depuis 2008.

Un attentat par semaine... à Kaboul

Jusqu'au dernier moment, plusieurs centaines de fiches de renseignements ont donc été rédigées par les gendarmes. Lesquels appuyaient également les forces spéciales françaises chargées de la contre-insurrection contre les «guérilleros» talibans. Plus d'une quarantaine de personnes suspectes auraient ainsi été interpellées par les policiers afghans avec l'aide des Français, confie Jean-Pierre Chenel. Au-delà de ce rôle de mentor, le gendarme se flatte de contribuer à la bonne gouvernance d'une nation où le rétablissement d'un Etat de droit n'est décidément pas une mince affaire. Le «National Police Training Center» vise ainsi à édifier des règles trop souvent négligées dans ce pays de tribus, si bien décrites par Joseph Kessel, qui n'ont jamais cessé de se faire la guerre. À l'heure du repli de la coalition occidentale menacée d'enlisement, la question sécuritaire apparaît aujourd'hui moins problématique. Les attentats par engins explosifs commandés à distance ou «IED» (Improvised Explosive Device) ont baissé en fréquence. Du moins à Kaboul où le rythme des explosions est tombé, en moyenne, à une par semaine avec des charges moins grosses que dans les campagnes, moins surveillées, où la fréquence des attentats semble désormais quotidienne. Face à l'imagination sans limite des poseurs de bombe, dont les méthodes artisanales s'accompagnent d'une multiplication des modes de déclenchement des engins explosifs (par pression, à distance...), le laboratoire contre IED, installé au camp Warehouse, tente d'apporter la parade à une menace appelée à perdurer. Des techniques d'investigation criminelle déjà développées au sein de la gendarmerie y sont mises en oeuvre. Au point que l'on se croirait dans un épisode de la série «Les Experts». Des modalités d'enquête qu'il faut ensuite enseigner aux Afghans par un travail de fond, tant leur culture archaïque ne les prédispose guère, par exemple, à faire des relevés d'empreintes digitales.


La guerre des ondes

La découverte de nouvelles fréquences visant à déclencher des attentats à distance, parfois même par l'utilisation de simple téléphone portable, donne également lieu à la reprogrammation des brouilleurs installés dans les VAB (véhicules de l'avant blindés) qui servent aux déplacements des soldats.

Un laboratoire visité par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors de son déplacement à Kaboul pour fêter avec ses troupes la nouvelle année. En hommage à ce travail de fourmi qui commence à donner des résultats sur le terrain, Le Drian se dira impressionné par cette police scientifique enseignée dans une contrée sauvage dont le général de Bavinchove, patron des Forces françaises (encore 1.500 hommes sur place), reconnaissait devant nous qu'elle a été beaucoup bousculée par cette décennie d'occupation étrangère.

  • Hubert Coudurier
  • Source: www.le telegramme.com

 

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P
un article complétement faux : ce laboratoire n'a rien à voir avec le détachement de la gendarmerie en Afghanistan.
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