Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

LE BLOG DE JACK - Ancien militaire des OPEX (Liban - Kosovo...) et porte-drapeau à l'UFAC des Côtes d'Armor.

20 Nov

Afghanistan:Fin de mission pour les soldats français en Kapisa.

Publié par jack

+ CHRONOLOGIE. Retour sur 4 ans d’opérations françaises en Kapisa+ LIRE AUSSI. Les taliban appellent l’Otan à suivre la France

L’armée française a mis fin, ce mardi, à sa mission de combat en Afghanistan, en quittant Kapisa, là où elle a perdu le plus de soldats depuis 2001, sonnant l’heure du retour pour les soldats qui y étaient déployés, conformément à son calendrier de retrait accéléré.

Après le départ de ses dernières « forces combattantes » à la fin de l’année, deux ans avant le délai prévu (fin 2014) par la force de l’Otan (Isaf), la France ne comptera plus que 1 500 soldats dans le pays : des formateurs et logisticiens essentiellement basés à Kaboul.

Repli sur Kaboul

En se repliant sur la capitale, l’armée française revient à une configuration proche de celle existant avant 2007, avant que le président de l’époque Nicolas Sarkozy ne décide d’accroître la présence militaire pour, à la demande des Américains qui dirigent l’Isaf, aller davantage au contact des insurgés en Kapisa et dans le district voisin de Surobi, au nord-est de Kaboul.

Les 400 derniers militaires français déployés en Kapisa ont commencé à 10 h (5 h 30 GMT) à partir en convoi de Nijrab, la dernière base qu’ils occupaient dans cette province, pour Kaboul. Auparavant, les couleurs françaises y avaient été baissées pour céder la place aux seules couleurs afghanes au cours d’une cérémonie.

Hommage aux soldats disparus

Le général Eric Hautecloque-Raysz, commandant de la force Lafayette - les troupes françaises déployées en Kapisa et en Surobi, où elles ont passé plus tôt cette année le relais de la sécurité aux Afghans - a estimé que tous ses soldats mobilisés autour de cette « mission exaltante et riche » avaient vécu une « exceptionnelle aventure », en dédiant la cérémonie aux soldats disparus.

Entamée en 2008, la mission en Kapisa, province très infiltrée par les rebelles talibans et du Hezb-e-Islami, était considérée comme la plus difficile pour les Français en Afghanistan depuis leur arrivée dans le pays.

Les affrontements avec les insurgés s’y sont multipliés. Plus de 60 % (54 sur 88) des soldats français morts dans le pays depuis 2001 y ont péri, dont les cinq abattus par un soldat afghan alors qu’ils faisaient leur jogging dans une base militaire en janvier dernier.

Un territoire relativement apaisé

Il s’agissait de la première en 2012 de ces attaques meurtrières de forces afghanes contre leurs alliés de l’Otan qui nourrit sérieusement les doutes sur les capacités des forces locales à maintenir la sécurité du pays après 2014.

L’armée française dit aujourd’hui laisser derrière elle un territoire relativement apaisé, ce que confirme l’armée afghane, même si aucun chiffre n’a été avancé pour valider cette thèse et que les incidents n’y ont pas cessé.

« Je n’ai pas vu un terrain repris par l’insurrection dans la zone », se réjouit le général Olivier de Bavinchove, numéro 1 français en Afghanistan, en se félicitant également d’avoir retiré ses forces sans incidents.

Dans les faits, deux des six districts de Kapisa sont en partie contrôlés par les insurgés, au nombre de 500 l’été et 250 l’hiver, estime toutefois le général Kohsar Mardhel, chargé de coordonner les forces afghanes dans la province.

Transfert aux autorités afghanes

Au plus fort de son déploiement en Kapisa et dans le district voisin de Surobi, les deux territoires afghans qu’elle contrôlait avant de les transférer cette année aux autorités afghanes, la France y comptait environ 2 500 soldats.

La sécurité de Kapisa sera désormais assurée par 4 700 policiers et militaires afghans, épaulés par quelque 250 soldats américains, selon le général Hautecloque-Raysz, optimiste sur la capacité des troupes afghanes à contenir l’insurrection dans cette région stratégique.

Échéance avancée pour le retrait français

Présent à la cérémonie, l’un des responsables de l’armée afghane en Kapisa, le colonel Baba Gul Haqmal, s’est dit « confiant » à ce propos, tout en soulignant que ses troupes manquaient d’« artillerie et de forces aériennes ».

Après plusieurs attaques meurtrières pour les Français en 2011 et 2012, le président Sarkozy avait décidé d’anticiper à 2013 le retrait français. Son successeur François Hollande a avancé l’échéance à la fin 2012.

Malgré onze années de combats aux côtés des soldats et policiers afghans, la coalition n’a jamais pu se défaire de l’insurrection menée par les talibans qu’elle avait chassés du pouvoir, faisant craindre à certains une guerre civile après le départ de l’Otan fin 2014, alors que d’autres évoquent un possible retour au pouvoir des talibans.

 

Source: Ouest-france.

 

Fin de chantier;on rentre au "bercail";laissant le pays à son destin; qui à mon avis;n'est pas prêt de connaître une paix durable...Affaire à suivre.

 


 

Commenter cet article

À propos

LE BLOG DE JACK - Ancien militaire des OPEX (Liban - Kosovo...) et porte-drapeau à l'UFAC des Côtes d'Armor.