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LE BLOG DE JACK - Ancien militaire des OPEX (Liban - Kosovo...) et porte-drapeau à l'UFAC des Côtes d'Armor.

21 Feb

A l'heure d'une rigueur qui ne dit pas son nom.

Publié par jack

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Le mot est tabou, mais l'heure est à de nouvelles restrictions budgétaires. Entre les exigences du PS et celles de Bruxelles, la marge de Jean-Marc Ayrault est étroite.

« Je ne suis pas là pour annoncer un nouveau plan de rigueur pour 2013 », a assuré le Premier ministre aux députés socialistes. Et comme en écho, à Clermont-Ferrand, François Hollande a affirmé que le gouvernement n'entendait pas que la France « tombe dans l'austérité » pour contenir les déficits publics.

Confronté à une dégradation de la situation économique, Jean-Marc Ayrault a résumé, hier, les deux axes de sa stratégie : « Réduire nos déficits et soutenir la croissance. L'un ne peut aller sans l'autre. » Il venait de réunir à déjeuner l'ensemble de ses ministres. Au lieu d'évoquer un nouveau tour de vis, Jean-Marc Ayrault a préféré mettre l'accent sur « l'ambition » de son gouvernement « en matière d'investissements et d'innovation ».

Rigueur aussi à Bruxelles

Il a donné deux exemples : le prêt de 20 milliards d'euros, sur cinq ans, aux collectivités locales pour le financement de leurs investissements. Et la mise en place d'un plan d'accès à l'Internet à très haut débit, d'un total de « près de 20 milliards d'euros ».

Il n'empêche. La croissance pour 2013 va être revue à la baisse. Et la préparation des lettres de cadrage qui fixent les dépenses de chaque ministère, pour 2014, provoquent des remous au sein de l'exécutif et du camp socialiste . Beaucoup craignent un retour à l'austérité. Discussions tendues en vue...

Pour trouver des économies l'an prochain, le gouvernement planche sur plusieurs « réformes structurelles », a réaffirmé Jérôme Cahuzac. Elles concernent la politique familiale, les retraites et les aides aux entreprises. Des missions ont été confiées à une personnalité pour faire des propositions, a précisé le ministre du Budget. En attendant, la Commission européenne dévoilera, vendredi, ses prévisions de croissance pour l'ensemble des Vingt-Sept. Elle table sur 0 à 0,1 % pour la France, selon plusieurs médias.

Si l'heure est à la rigueur à Paris, elle l'est aussi à Bruxelles. Et le compromis sur le budget de l'Union européenne, adopté lors du Sommet du 8 février, a été diversement apprécié en France, y compris dans les rangs de la majorité. Jean-Marc Ayrault est donc venu, hier après-midi, à l'Assemblée, pour y défendre un « budget résolument européen alliant sérieux et croissance ».

Soulignant « des sensibilités divergentes », le Premier ministre a souligné que la France avait « atteint ses objectifs », notamment « la Pac (Politique agricole commune) qui a été maintenue ».

Abordant le pacte pour la croissance et l'emploi adopté en juin, il a appelé à « concrétiser les projets ». « Beaucoup pourraient venir des grandes collectivités territoriales », a-t-il dit. Et de souligner que les crédits pouvant les financer par le biais de la Banque européenne d'investissement, « c'est 7 milliards d'euros ». « Il serait paradoxal de constater que ceux qui auraient pu les développer ne s'en sont pas servi ! », a-t-il ajouté. Avec l'espoir de trouver à Bruxelles un peu d'oxygène qui manque tant à Paris.

François VERCELLETTO.
  • Source:Ouest-France.
  • Que l'on arrête de prendre les Français pour des cons! Ils vont finir par les cracher leurs mots:rigueur;croissance 0 et bientôt récession! Comme quoi les "socialos" aiment bien jouer sur les mots;mais les contribuables ne sont pas dupes et ils s'attendent à de très mauvaises surprises concernant leur pouvoir d'achat...

 

 
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